Peur en avion

Quelques conseils avant votre départ

Comprendre sa peur de l'avion pour la surmonter

La phobie de l'avion se décompose en quatre grandes familles de difficultés qui peuvent se renforcer les unes les autres :

  • peur du crash et de mourir avec tous les aspects techniques (turbulences, pannes...),
  • mauvaise gestion de l'anxiété qui se traduit par "la peur d'avoir peur", avec des difficultés parfois des semaines avant chaque vol et éventuellement des symptômes physiologiques (cœur qui s'accélère, mains moites, bouffées d'angoisse...),
  • le besoin de contrôle, dans ce cas c'est le fait de ne pas maîtriser la situation ou d'avoir l'impression de ne pas pouvoir agir qui pose problème,
  • les autres phobies sans lien avec l'avion mais qui empêchent de le prendre : claustrophobie, peur du vide, peur des microbes...

Comment éviter les attaques de panique et les bouffées d'angoisse

Tous les symptômes désagréables de l'anxiété, comme le cœur qui accélère ou l'impression de ne plus savoir se contenir, peuvent être maîtrisés grâce à des techniques respiratoires.

Nous utilisons une technique de relaxation assistée d'un ordinateur permettant de voir en temps réel comment une bonne respiration permet d'empêcher ces situations.

Si vous vous reconnaissez dans un ou plusieurs des trois premières dimensions de la peur (peur de l'accident, besoin de contrôle, difficulté à gérer l'anxiété), alors le stage "Prêt à décoller" est adapté à votre situation et obtient de bons résultats.


Si vous souffrez uniquement d'une phobie spécifique, vous pouvez vous adresser à un psychologue proche de chez vous pour un travail individuel.



Comment arrêter d'avoir des idées noires

Dans un premier temps, vous devez trouver toutes les réponses à vos questions : comment est gérée une panne moteur, comment les pilotes peuvent-ils se poser dans le brouillard, est-ce qu'une turbulence est dangereuse...

Le simulateur a ensuite un effet très fort sur les pensées négatives car il ne s'agit pas simplement de réponses techniques, mais de d'informations visuelles.

Elles sont donc directement traitées par le cerveau des émotions, et de la même manière qu'un film d'horreur peut vous faire peur, le simulateur de vol peut laisser un souvenir positif qui restera pour les prochains vols.



Conseil pour mieux vivre son vol

Il est presque impossible de se rassurer avec des réponses techniques lorsque l'on redoute un accident d'avion, car ces informations sont uniquement rationnelles, c'est-à-dire qu'elles sont moins fortes pour le cerveau que vos expériences désagréables personnelles ou que les images que vous avez pu voir dans les médias.


C'est pour cette raison que les statistiques ne rassurent pas: il faut d'abord apaiser le cerveau des émotions. C'est pour cette raison que la respiration est absolument primordiale.

Idéalement, la respiration qui permet de ralentir naturellement la fréquence cardiaque serait un rythme de 6 respirations par minute.

En plus de vous aider à garder les idées claires et de réduire la quantité d'hormones du stress sécrétées par le cerveau, ce rythme empêchera l'emballement du coeur ainsi que tous les symptômes désagréables de l'anxiété.

Si cela est désagréable pour vous, exposez-vous régulièrement à l'aviation en prévision de votre voyage. Allez à l'aéroport, regardez des documentaires sur l'aéronautique, regardez les avions décoller... A force de répéter une situation, le cerveau va l'assimiler comme s'il s'agissait d'une situation normale.

Le jour où vous devrez réellement prendre l'avion, ces différentes situations seront moins difficiles à vivre.

Lorsque vous êtes dans l'avion ne cherchez pas à ignorer la situation: on imagine toujours les choses bien pire que ce qu'elles sont en réalité.

Regardez par la fenêtre, l'accélération est douce et progressive, l'angle de montée de l'avion n'est pas si fort que ce que vous croyez, les sensations de chute sont la plupart du temps fausses, comme lorsque vous arrivez au bon étage après une montée en ascenseur.

N'essayez surtout pas de faire des nuits blanches en espérant être fatigué et dormir à bord de l'avion, l'effet sera contraire. Lorsque le cerveau est fatigué, les connaissances et les aspects rationnels du vol sont encore moins facilement accessibles.

Les médicaments n'ont aucun effet pour plus de 90 % des personnes en ayant utilisé en vol car ils ne modifient pas les pensées. L'alcool accélère pour sa part le rythme cardiaque, augmente la tension artérielle et rapproche d'une crise de panique ou d'une bouffée d'angoisse.

Favorisez les exercices respiratoires, ceux-ci donnent des résultats bien supérieurs aux solutions chimiques.

Ne vous focalisez pas sur la météo de votre voyage, la météo qui est disponible pour le grand public ne concerne que la situation au sol et ne concerne pas ce qui peut se passer à l'altitude de croisière d'un avion.

Les informations météorologiques fiables ne sont par ailleurs disponibles que 18 heures à l'avance, inutile donc de scruter la force du vent ou la présence d'orages 15 jours avant le vol.

Et surtout, rappelez-vous toujours d'une chose : les turbulences ont beau être désagréables, elles ne présentent pas le moindre risque pour l'avion.


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